Meilleur devoir : Autocontrôle société I Margaux Cerqueira (TS2)

CERQUEIRA Margaux TS2

Autocontrôle : Société I

 

 

  1. Sur quel lien communautaire essentiel repose la société selon Hegel ?

Pour Hegel, dans Les Principes de la philosophie du droit, la société c’est « La dépendance mutuelle des hommes dans le travail et dans la satisfaction des besoins. ». Le lien de toute société est fondé d’abord sur les échanges : le fait que le travail des uns représente la consommation des autres et vice-versa.

  1. Qu’est-ce que l’économie politique ?

Du fait que l’économie n’est pas seulement une affaire individuelle mais aussi une réalité collective, l’économie politique c’est l’économie d’une société, c’est tout ce qui permet aux membres d’une communauté sociale d’avoir les moyens de vivre et de faire vivre leur famille. L’économie concerne donc la production, la distribution et la consommation des richesses au sein d’une nation. L’économie politique étudie les besoins de la société, les facteurs de la production, l’organisation de la production, la circulation des richesse, les prix, la monnaie, le crédit, la répartition des richesses, le rôle de l’État dans la production et la répartition, et enfin la consommation.

  1. Pourquoi la société est-elle critiquée (depuis Rousseau) par ses membres ?

La vie économique n’est pas qu’entraide, elle est aussi le lieu d’une intense rivalité

entre les hommes et font qu’il y a en elles, à la fois des forces centripètes qui tendent à la cohésion sociale ou encore à la bonne qualité du tissu social, et des forces centrifuges qui tentent à la dislocation du tissu social. Pour éviter cela, des garde-fous étaient chargés de limiter les effets de la rivalité économique entre les hommes mais, ces garde-fous ont disparu dans les sociétés modernes. Pour Rousseau, il y a une virulente critique sociale de la noblesse qui vit très richement et qui ne travaille pas, et même méprise le travail. Il dit ainsi dans l’Emile : « hors de la société, l’homme isolé, ne devant rien à personne, a droit de vivre comme il lui plaît ; mais dans la société, où il vit nécessairement aux dépens des autres, il leur doit en travail le prix de son entretien, cela est sans exception. Travailler est donc un devoir indispensable à l’homme social. Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon ».

4. Qu’est-ce qui amène dans les L.I et II de La République de Platon, les interlocuteurs à imaginer la constitution d’une société originelle ?

Leur souhait de pouvoir répondre à la question « la vie de l’homme injuste est-elle meilleure que la vie de l’homme juste ? » amène à l’explication de Socrate selon laquelle il faut d’abord voir comment naissent la justice et l’injustice. Il faut donc commencer par penser la naissance d’une société.

5. Combien de parties contient l’extrait du L.II da La République qui se trouve dans le cours ?

Cet extrait contient trois parties : la première évoque la vie économique et les échanges, notamment le double fondement de la société originelle (les besoins humains et la répartition des tâches), l’apprentissage d’un métier et les avantages de la spécialisation de chacun et l’entraide et l’égalité. La deuxième partie correspond à la description bucolique du partage culturel au sein de l’utopie, c’est-à-dire la sociabilité de l’entraide économique et celle libérée de l’économie et de la relation sociale qui se tisse entre les hommes dans les échanges. C’est le « vivre ensemble » et la partage de coutumes et expressions culturelles. Enfin, la troisième partie parle des difficultés sous-jacentes à cette société telles que la question de la richesse (l’argent ou le temps ?) et les conditions économiques d’une perversion de la sociabilité au sein du modèles platonicien.

6. Sur quoi reposent le relations humaines dans la société ?

Un des fondements de la société est le fait que les hommes ont besoin les uns des autres pour satisfaire leurs nombreux besoins d’existence. Les hommes ne peuvent se passer de vivre ensemble et d’échanger parce qu’ils sont fondamentalement dépendants les uns des autres pour la satisfaction de leurs nombreux besoins. L’économie (au sens le plus primitif) est le véritable fondement de la société civile. Les hommes forment une société d’entraide économique et cette entrain tisse des relations entre eux telles qu’ils forment naturellement une communauté. Cela se matérialise par la division sociale du travail fondée sur la répartition sociale des tâches.

7. Pourquoi cette société peut-elle apparaître comme l’une des premières utopies ?

Tout d’abord, il s’agit là d’une utopie sociale et économique. Les hommes et travailleurs du modèle platonicien ont peu de besoins, et leurs besoins sont aisément satisfaits précisément par l’entraide économique qui constitue la cité. Le désir des hommes est ridé. En vivant simplement, en faisant souvent la fête par une sociabilité joyeuse et simple, en contrôlant leur appétit culinaire et sexuel, ces hommes se contentent de la richesse que leur donne la division sociale du travail et n’en veulent pas plus. Ils ont du temps pour une sociabilité émancipée de l’économie qui les satisfait en profondeur. On peut se demander s’ils sont satisfaits de leur vie sociale parce qu’elle les comble et les détourne du désir et de son caractère insatiable, ou à l’inverse, ils sont capables d ace bonheur communautaire parce que leur vie simple leur donne peu à désirer. Ce qui compte, c’est l’équilibre parfait dans lequel ils sont, un équilibre tel qu’il relève bien évidemment de l’utopie. Platon dresse une société idéale, celle d’une société politique saine.

8. En quoi consistent l’identité sociale des marchands et leur rôle dans la société originelle de Platon ?

Les tâches commerciales sont dévolues aux personnes les plus faibles de santé, incapables de tout autre travail. La solidarité » citoyenne ou nationale fait que les plus faibles ont leur place dans la vie économique et sociale. Ils deviennent les marchands et rendent service aux autres à la mesure de leur force : leur rôle économique et social est de rester sur l’agora, d’acheter contre de l’argent à ceux qui désirent vendre et de vendre contre de l’argent aussi, à ceux qui désirent acheter. On leur laisse le travail le plus facile, où ils peuvent rester assis et ne pas s’épuiser. Les marchands sont les personnes qui ne peuvent pas physiquement travailler, ils se tiennent sur l’agora pour que les travailleurs leurs apportent leur marchandise, et puissent trouver là aussi ce dont ils ont besoin pour vivre, parmi les marchandises venues d’autres producteurs de la cité.

9. La société originelle imaginée par Platon est-elle identique aux sociétés premières historiques ?

L’histoire, l’ethnologie et l’anthropologie qui étudient les sociétés dites désormais premières et qu’on appelait autrefois primitives ne sont pas, à l ‘époque de Platon, capables de saisir cette entité historique et ethnologique particulière qu’est la société primitive. Dans les sociétés premières historiques, il n’y a pas encore de division sociale du travail avec les échanges que cela induit, ni de monnaie pour faciliter les échanges. Il n’y a pas non plus de spécialisation dans un métier, chacun fait un peu tout type d’activité même si certains peuvent avoir de meilleurs résultats dans tel type d’activité, ce qui fait qu’il y aura un début de petite spécialisation. La seule division sociale du travail qui est quasiment aussi ancienne que l’humanité, c’est la division sexuelle du travail.

10. Pourquoi Glaçon s’énerve-t-il à la fin du texte ?

A l’inverse de Socrate qui pense qu’une société saine est une société équilibrée entre le social-économie fondé sur l’entraide et le social émancipé de l’économie fondé sur le partage, Glaucon veut une certaine richesse, un confort de vie et des plaisirs culinaires raffinés comme c’est le cas dans la société traditionnelle grecque. Glaucon, qui n’est pas un sage, et qui est incapable d’apprécier la vie bucolique de ces hommes de ma société originelle de Platon, s’indigne en effet de la description que fait Socrate de la vie de ses membres. A ses yeux, un homme ne peut pas être heureux sans lit pour s’étendre, sans table pour manger des mets raffinés. La revendication de Glaucon traduit le caractère insatiable du désir humain. Ce qu’il exprime, c’est la profonde insatisfaction de l’homme, qui a toujours le désir d’autre chose, de la nouveauté, de l’ailleurs, etc.

11. Qu’est-ce le don et le contre-don et quelle est la différence avec l’échange ?

Marcel Mauss dans Essai sur le don étudie ce type de relation sociale économique très particulière qui existe. Le don et le contre-don tissent une dette et une amitié reconnaissante. Ce qui compte, c’est autant le lien que le service rendu ou l’objet donné. Il n’y a pas de système d’évaluation des services rendus ou des objets donnés et contre-donnés à l’inverse de la société d’échanges. Le don et le contredon n’ont pas totalement disparu dès que la société des échanges s’est installée, ils existent encore dans la communauté des amis, de la famille, et à Noël par exemple. Le don et le contre-don sont les caractéristiques des sociétés premières, il n’y a pas encore d’échanges, c’est-à-dire de division sociale du travail. Dans la société des échanges, c’est l’objet échangé qui compte, sa valeur. La justice est essentielle dans ce type de société et non l’amitié comme dans les sociétés premières avec le don et le contre-don.

12. Quels sont les avantages de la société fondée sur la spécialisation des tâches ?

Les Hommes sont différents les uns des autres, la répartition sociale des tâches permet donc à chacun d’exploiter au mieux ses qualités propres. La spécialisation qui part d’un naturel déjà favorisé pour l’accomplissement de telle ou telle tâche, améliore les performances du travailleur par l’acquisition d’une dextérité et d’un savoir-faire sans comparaison avec ce que peut atteindre le non-spécialiste. Ce qui permet la répétition quotidienne des mêmes gestes et la connaissance parfaite de son objet. La tâche est ainsi mieux faite et beaucoup plus vite lorsqu’elle est faite par celui qui l’accomplit en spécialiste que par le néophyte. Ainsi chacun travaille moins pour une plus grande production. Elle permet donc l’accomplissement collectif et simultané de tâches qui exigent d’être accomplies rapidement.

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